Mis à jour juillet 2026
Linky, heures creuses et facture : ce que les Tourangeaux doivent vérifier en 2026
L'année 2026 concentre plusieurs évolutions qui passent toutes, d'une manière ou d'une autre, par votre compteur : redistribution des plages d'heures creuses appliquée à distance sur les compteurs Linky, hausse du tarif réglementé au 1er août, et obligations de diagnostic qui restent pleinement en vigueur pour vendre ou louer. À Tours, entre le bâti ancien du Vieux-Tours autour de la place Plumereau et le parc locatif dense du quartier Jean-Jaurès – Gare, ces changements ont des conséquences très concrètes sur les factures et sur les transactions immobilières.
Ce guide fait le point, textes officiels à l'appui : qui est concerné, quelles démarches engager, et quels pièges éviter — sans jargon inutile.
Heures creuses : vos plages changent, Linky les applique sans intervention chez vous
Entre le 1er novembre 2025 et fin 2027, les plages d'heures creuses d'environ 11 millions de foyers sont progressivement redistribuées. Le principe : les 8 heures creuses quotidiennes sont réparties entre la nuit (23h-7h, avec au moins 5 heures consécutives) et la journée (11h-17h, jusqu'à 3 heures). Le changement est télé-appliqué sur le compteur Linky, sans rendez-vous ni passage de technicien : votre fournisseur vous informe des nouvelles plages, à vous d'en tirer parti.
Concrètement, vérifiez la plage indiquée sur votre facture ou l'application de votre fournisseur, puis reprogrammez ce qui dépend des heures creuses : ballon d'eau chaude piloté par contacteur jour/nuit, départs différés du lave-linge ou du lave-vaisselle, recharge éventuelle d'un véhicule. Le piège classique : un contacteur resté calé sur les anciennes plages, et un chauffe-eau qui chauffe désormais en heures pleines sans que personne ne s'en aperçoive avant la facture suivante.
Tarif réglementé : une hausse moyenne de 2,5 % au 1er août 2026
Au 1er août 2026, les tarifs réglementés de vente d'électricité augmentent en moyenne de 2,5 %, soit environ 26 € TTC par an pour un ménage à consommation moyenne : une facture type passe de 1 046 € à 1 072 € par an pour 4,5 MWh. Ce n'est pas un bouleversement, mais c'est une raison de plus de caler vos usages sur vos heures creuses réelles et de vérifier que votre puissance souscrite correspond à vos besoins.
C'est aussi le bon moment pour traquer les surconsommations anormales : un circuit défectueux, un appareil qui fuit à la terre ou un contacteur bloqué peuvent gonfler la facture silencieusement. Une Recherche de panne électrique méthodique, circuit par circuit au tableau, permet d'identifier l'origine avant de payer des kilowattheures pour rien.
Vendre ou louer à Tours : le diagnostic électrique reste incontournable
Dans le Vieux-Tours, autour de la place Plumereau ou de la tour Charlemagne, comme dans les immeubles proches de la cathédrale Saint-Gatien, beaucoup d'installations ont largement dépassé les quinze ans. Or, en cas de vente ou de location d'un logement dont l'installation électrique a plus de 15 ans, un état de l'installation intérieure d'électricité réalisé par un diagnostiqueur certifié doit être annexé au dossier de diagnostic technique. C'est le vendeur ou le bailleur qui paie ce diagnostic.
Côté durée : ce diagnostic est valable 3 ans pour une vente et 6 ans pour une location, et une attestation Consuel de moins de 6 ans peut en tenir lieu pour une mise en location. Le réflexe utile avant le passage du diagnostiqueur : faire corriger les anomalies évidentes (absence de protection différentielle, prises sans terre, tableau vétuste). Un rapport chargé d'anomalies devient vite un argument de négociation à la baisse pour l'acheteur.
Locataires : ce que votre bailleur doit garantir
Si vous louez, par exemple dans le quartier Jean-Jaurès – Gare, la loi vous protège au-delà du diagnostic : pour être décent, un logement doit disposer de réseaux et branchements d'électricité conformes aux normes de sécurité, en bon état d'usage et de fonctionnement, permettant l'éclairage suffisant de toutes les pièces et le fonctionnement des appareils ménagers courants. Un logement où le disjoncteur saute dès que deux appareils fonctionnent ensemble, ou dont certaines pièces n'ont ni éclairage ni prise utilisable, ne remplit pas ce critère.
La démarche : signaler le problème au bailleur par écrit et demander la mise en conformité. Multiplier les multiprises et les rallonges n'est jamais une solution — c'est même un facteur de risque supplémentaire. En cas de doute sur l'état réel de l'installation, un constat par un électricien professionnel donne un appui factuel à votre demande.
Sur le terrain à Tours : deux interventions récentes en images
La première photo montre un électricien en train d'installer un équipement sur un bardage métallique, en hauteur. Ce type d'intervention rappelle qu'un dépannage ne se joue pas toujours au tableau du salon : façades, locaux techniques et équipements extérieurs exigent du matériel adapté et des habilitations pour travailler en sécurité.
La seconde photo montre l'intérieur d'un tableau équipé de disjoncteurs Schneider DT60N et d'un interrupteur différentiel Vigi TG60. C'est exactement ce qu'un diagnostiqueur — ou un dépanneur — aime trouver : des protections différentielles présentes, du matériel de marque identifiable et un tableau lisible. À l'inverse, un tableau ancien sans différentiel est l'anomalie la plus classique relevée lors des diagnostics avant vente ou location.


Heures creuses déplacées, tarif en hausse au 1er août, diagnostic obligatoire au-delà de 15 ans : en 2026, mieux vaut savoir précisément ce que votre installation vaut et ce que votre compteur applique. Pour un contacteur à recaler, une surconsommation inexpliquée, une mise en conformité avant vente ou un simple avis sur votre tableau, Électricien Tours SDE intervient à Tours et dans ses zones d'intervention. Un doute, une panne ? Appelez le 02 36 81 00 51.